Monte-Carlo Inspiration Spring/Printemps 2026

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Heritage Patrimoine

Colette, initially a stage performer Colette, d’abord artiste de la scène

First stages in Monaco in 1908 Colette discovered Monaco at the dawn of the 20 th century. The young dancer-actress-journalist-writer embraced her full freedom, as captivating as she was unsettling. In 1908, she took to the stage at the Palais des Beaux-Arts in La Chair, a relatively bare mimodrama. While Paris expressed its disapproval, Monaco observed, tolerated, and welcomed. Colette later wrote, forty-two years later, to the Sovereign, that “ this privileged country is the only one where men live without hatred, where the works of all arts are born to be immediately encouraged. ” * It is true that at the start of the 20 th century, Monte-Carlo welcomed artistically daring individuals with open arms. In 1925, the premiere in Monte-Carlo of L’Enfant et les Sortilèges , based on her libretto with music by Maurice Ravel, evoked an almost overwhelming emotion in Colette. That same year, she met Maurice Goudeket, who would become her husband and steadfast companion. In 1953, the writer was 80 years old. Cocteau recounted her entrance into the dining room of the Hôtel de Paris: all the guests rose to greet her. The following year, still at the same Hôtel de Paris, she had her last luncheon with Prince Rainier and the writer André Maurois, who observed the “ veiled and distant ” gaze of the ailing writer. She passed away a few months later at her apartment in the Palais Royal, Paris.

Premières scènes à Monaco en 1908 Colette découvre Monaco au début du XXᵉ siècle. La jeune danseuse comédienne-journaliste-écrivaine joue de toute sa liberté, fascine autant qu’elle dérange. En 1908, elle monte sur scène au Palais des Beaux-Arts dans La Chair, un mimodrame relativement dénudé. Là où Paris s’indigne, Monaco observe, tolère, accueille. Colette écrira d’ailleurs, quarante-deux ans plus tard au Souverain que « ce pays privilégié, il est le seul où les hommes vivent sans haine, où naissent pour être aussitôt encouragées les œuvres de tous les arts. » * Il est vrai qu’au début du XX e siècle Monte-Carlo accueille à bras ouverts les artistes qui se font audacieux. En 1925, la création à Monte-Carlo de L’Enfant et les Sortilèges , sur son livret et la musique de Maurice Ravel, provoque chez Colette une émotion presque bouleversante. Cette même année, elle rencontre Maurice Goudeket, qui deviendra son mari et son compagnon indéfectible. En 1953, l’écrivaine a 80 ans. Cocteau relate l’entrée de Colette dans la salle à manger de l’Hôtel de Paris : tous les clients se levèrent pour la saluer. L’année suivante, toujours au même l’Hôtel de Paris, elle déjeune pour la dernière fois avec le Prince Rainier et l’écrivain André Maurois qui note le regard « voilé et lointain » de l’écrivaine affaiblie. Elle décédera, quelques mois plus tard, dans son appartement du Palais Royal à Paris.

*Extrait d’une lettre de Colette au Prince Rainier III à l’occasion de Son Avènement, citée dans Colette et Monaco de Jean Des Cars, p. 77, éditions du Rocher avec le soutien de la CMB.

*Extract from a letter from Colette to Prince Rainier III on the occasion of His accession to the Throne, cited in Colette et Monaco by Jean Des Cars, p. 77, éditions du Rocher with the support of the CMB.

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