Monte-Carlo Inspiration Spring/Printemps 2026
67
The Hôtel de Paris: Colette’s sweet winter residence Between Paris, Provence, and as far as Monaco, Colette loved to travel. But in the latter part of her life, it was in the Principality that one of the greatest women of letters from the first half of the 20 th century preferred to settle her suitcases more than anywhere else, whenever she could. Just as she added a chapter to the history of the Palais Royal in Paris, where she resided until her death, she left her mark on the Hôtel de Paris Monte-Carlo. The palace on the Place du Casino was her refuge, but also her office and occasionally even her source of inspiration — such as when she met, in 1951, a certain Audrey Hepburn who was filming the musical comedy Nous irons à Monte-Carlo in the lobby. Falling under the charm of the very young actress, Colette persuaded her to play Gigi in Philadelphia and on Broadway. A few months later, Audrey Hepburn triumphed: her career was launched. At the Hôtel de Paris, Colette created her own little world. She loved drinking her barley syrup at the Bar Américain, which she would order with a bunch of radishes. From her ground-floor room overlooking the garden, always accompanied by her husband Maurice Goudeket, sixteen years her junior, she enjoyed the mild climate and the art of living in the Principality. To Prince Rainier III, she expressed her gratitude: “ This open window, this forgotten sea, the morning scent of the air... You are the one who bestows them upon me. ”
1.
Heritage Patrimoine
© Bridgeman images
2.
© Jacques Enrietti
3.
1. Colette and Audrey Hepburn in 1951 1. Colette et Audrey Hepburn en 1951 2. The model for L’Enfant et les Sortilèges (The Child and the Spells), created in 1925 2. La maquette de L’Enfant et les Sortilèges créée en 1925 3. Colette in L’Envers du music hall (The Other Side of the Music Hall) in 1913 3. Colette dans L’Envers du music hall en 1913
L’Hôtel de Paris, la douce résidence d’hiver de Colette Entre Paris, la Provence et jusqu’à Monaco, Colette aimait voyager… Mais, dans la dernière partie de sa vie, c’est en Principauté que l’une des plus grandes femmes de lettres de la première partie du XX e siècle aimait plus que tout poser ses valises chaque fois qu’elle le pouvait. Autant qu’elle ajouta un chapitre à l’histoire du Palais Royal à Paris où elle résida jusqu’à sa mort, elle a marqué de son empreinte l’Hôtel de Paris Monte-Carlo. Le palace de la place du Casino était son refuge. Mais il était aussi son bureau et parfois même le lieu de son inspiration, comme lorsqu’elle rencontra, en 1951, une certaine Audrey Hepburn qui tournait la comédie musicale Nous irons à Monte-Carlo dans le lobby. Tombée sous le charme de la toute jeune actrice, Colette la convainc de jouer Gigi à Philadelphie et Broadway. Quelques mois plus tard, Audrey Hepburn triomphe : sa carrière est lancée. À l’Hôtel de Paris, Colette crée son petit monde autour d’elle. Elle aime boire son sirop d’orgeat au Bar Américain qu’elle commande avec une botte de radis. Depuis sa chambre au rez-de-chaussée qui donnait sur le jardin, toujours accompagnée de son époux Maurice Goudeket de seize ans son cadet, elle profitait de la douceur du climat et de l’art de vivre de la Principauté. Au Prince Rainier III, elle confie sa gratitude : « Cette fenêtre ouverte, cette mer oubliée, la saveur matinale de l’air… c’est vous qui me les donnez. »
© BnF, Manuscrits
Made with FlippingBook Ebook Creator